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1.1.2.0.6 Cas limite des petites hauteurs

Le travail présenté ici -- l'étude des ondes hydrothermales -- correspond à l'hypothèse des minces couches, i.e., l'hypothèse que la hauteur de fluide est faible. Cela permet de négliger les effets thermogravitaires devant les effets thermocapillaires. En effet le rapport $ \mathit B{\mathrm d}\xspace $ est proportionnel à $ h^2$ et vaut exactement 1 pour $ h=h_{\text e}$, et la limite $ h \rightarrow
0$ est équivalente à $ \mathit R{\mathrm a}\xspace \rightarrow 0$. Nous retrouvons alors les résultats obtenus en l'absence de gravité ($ g=0$).


De plus, la présence d'une tension de surface implique l'existence d'une échelle spatiale appelée longueur capillaire $ \lambda_{\text
c}$ :

$\displaystyle \lambda_{\text c} = \sqrt{\frac{\sigma}{\rho g}}$ (1.5)


Application numérique : pour l'eau à 20$ ^\circ$C, $ \lambda_c \simeq$ 2.8 mm et pour l'huile utilisée, à 25$ ^\circ$C, $ \lambda_c \simeq$ 1.4 mm.


Les ondes purement hydrodynamiques -- dans un fluide isotherme donc sans intervention du champ $ T$ -- de longueur d'onde $ \lambda$ sont alors de deux types :


$ \lambda \ll \lambda_{\text c}$  : ondes capillaires
$ \lambda \gg \lambda_{\text c}$  : ondes de gravité


Notons tout de suite que les ondes hydrothermales, couplées au champ de température, n'entrent dans aucune des deux catégories ci-dessus. Notons aussi que leur longueur d'onde est de l'ordre de $ \lambda_c$ et qu'elles se situent à la limite entre les deux phénomènes. Nous pouvons donc nous attendre à un couplage entre les ondes hydrothermales et des ondes hydrodynamiques (capillaires ou de gravité).


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Nicolas Garnier - Thèse de doctorat