Le principe de l'ombroscopie consiste à utiliser les variations
spatiales de l'indice optique comme traceur de la dépendance
spatiale du champ de température
(Merzkirch (1987)). Par exemple,
un indice optique périodique dans la cellule conduit à une
déviation périodique d'un faisceau de lumière initialement
parallèle. Sous certaines conditions, l'on peut récupérer en aval
sur un écran un signal dont l'intensité reproduira la dépendance
spatiale de la température. Comme nous l'avons déjà mentionné,
les ondes hydrothermales ont une dépendance spatiale selon les grandes
directions horizontales et il est naturel d'éclairer la cellule de
convection par un faisceau de lumière parallèle vertical.
L'information selon la direction
est alors intégrée, mais si
l'on prend soin de travailler dans un régime où les variations de
et
sont faibles -- intensité du faisceau et gradients locaux
de température peu élevés -- toute l'information selon les
directions horizontales est préservée, et de plus l'intensité
recueillie est proportionnelle à l'amplitude des ondes, vues comme des
ondes de perturbation de température ou de déflection de surface.