Notre approche est différente de celle de Smith : au lieu de partir du
jeu d'équations de Navier-Stokes, nous écrivons
phénoménologiquement les équations d'amplitude pour et
en
nous servant uniquement d'arguments de symétrie. Pour une bifurcation
de Hopf supercritique à 1D, si
est la direction spatiale dans
laquelle se déploient les ondes, nous pouvons écrire directement :
Cette approche ne donne hélas aucune information sur les coefficients.
Un des fils directeurs des travaux rapportés ici est ainsi de
déterminer expérimentalement les valeurs de ces coefficients. Cela a
été effectué à une dimension d'espace (pour des raisons de
simplicité) et nous a permis de tester la modélisation en étudiant
des effets alors prédictibles et descriptibles aisément dans ce
formalisme.
Notons que les équations de
GL sont souvent présentées sous
une forme adimensionnée. Nous avons choisi ici la forme dimensionnée
afin de rester au plus près des interprétations expérimentales,
par exemple en n'oubliant pas de coefficient lors des comparaisons avec
les prédictions du modèle. Les adimensionalisations suivantes sont
possibles :
temps | ![]() |
![]() |
espace | ![]() |
![]() |
vitesse |
![]() |
![]() |
amplitude | ![]() |
![]() |
La formulation en équations d'amplitude a déjà prouvé son
efficacité pour aborder les problèmes d'instabilité et formations
de structures. Nous nous attacherons à éprouver ce formalisme,
quitte à le pousser dans certains de ses retranchements ; ainsi nous
n'hésiterons pas à transposer les résultats classiques en
coordonnées cartésiennes vers les coordonnées cylindriques ; nous
étudierons l'effet d'une seconde dimension d'espace et surtout nous
nous autoriserons des excursions loin du seuil de l'instabilité, là
où la validité des équations d'amplitude n'est pas acquise.