L'huile est transparente pour la lumière visible ; cette propriété
nous permet d'effectuer des observations et des mesures par ombroscopie
(§ ). Notons que son indice optice
est de
l'ordre de 1,4 et que la dérivée de ce dernier par rapport à la
température
est négative (car
est une
fonction croissante de
comme pour la plupart des fluides) et de
l'ordre de -4.10
K
.
Ses principales propriétés2.12.2 sont résumées dans le tableau ci-dessous où
les données pour l'eau ont été reportées à titre indicatif. La
quatrième colonne indique les valeurs données par le fabriquant et
la dernière colonne, partielle, les valeurs mesurées en laboratoire
par J.K. Platten (tension de surface notamment).
N'est pas mentionnée dans ce tableau la pression de vapeur saturante,
non fournie par le constructeur, mais précisons que cette huile est
très volatile : le taux d'évaporation effectivement mesuré à
l'air ambiant varie entre 0.5 mm/h (20C) et plus de 1 mm/h (30
C).
Des mesures particulières doivent donc être prises pour travailler
sur des temps suffisamment longs. Remarquons que nous observons un
début d'ébullition vers 50
C, ce qui limite de facto la plage de
températures accessibles lors de nos expériences.
La densité de l'huile est faible, ce qui permet aux poussières et
aux impuretés de tomber au fond de la cellule où elles n'ont aucune
influence sur l'écoulement car elle ne modifient pas la tension de
surface. De plus, contrairement à l'eau, l'ensemble de ses
propriétés physiques -- notamment la valeur de -- rend ce
fluide très bon candidat à l'étude de l'instabilité en ondes
hydrothermales.
Notons enfin que d'autres fluides transparents de nombre de Prandtl
voisins permettent aussi l'étude des ondes hydrothermales : décane
(
, De Saedeleer et al. (1996)), éthanol (
, Schwabe et al. (1992))
et acétone (
, Villers et Platten (1992)) notamment. Plus
généralement, Les fluides de grand nombre de Prandtl ne semblent pas
sujets à cette instabilité et les fluides de petit nombre de Prandtl
-- métaux liquides -- ne permettent pas la visualisation des ondes
et ont une surface libre difficile à maintenir propre
(Favre (1997)).