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L'huile est très volatile et nous voulons travailler avec une hauteur
constante au cours du temps. Fermer la cellule par un hublot en verre
est une première réponse au problème, hélas insuffisante à
cause du mouillage par capillarité. Ce dernier autorise en effet
l'huile à quitter la zone utile de la cellule pour monter le long des
parois verticales et, au gré des variations de température et de
pression, faire fluctuer la hauteur de fluide dans la cellule. Nous
avons donc mis au point un dispositif de mesure relative et de
régulation du niveau d'huile dans la cellule.
Figure:
Schéma de principe de la mesure de hauteur. Lorsque la hauteur de fluide
est égale à la valeur de consigne
, le rayon frappe équitablement
les deux cadrans A et B de la photodiode. Lorsque la hauteur est trop faible,
, le point d'impact du rayon de sortie est décalé de
et le cadran B est plus éclairé. La différence des tensions
des deux cadrans est alors négative.
L'inverse est vrai quand
.
Les deux rayons (réfléchis par la surface et le miroir)
sont en pratique confondus en un seul du fait de la largeur du faisceau.
![\begin{figure}
\begin{center}
\begin{picture}(200,200)(0,0)
\linethickness{0....
...
\put(208,127){\makebox(0,0)[l]{B}}
\end{picture}
\end{center}
\end{figure}](img456.png) |
La méthode de mesure est optique et ne perturbe ni l'écoulement, ni
l'ombroscopie. Une diode laser émet un rayon lumineux incident sur la
couche de fluide avec un angle de 45
. Ce rayon est en partie
réfléchi par la surface et en partie réfracté dans le fluide,
où il rencontre le miroir et est totalement réfléchi. Une
variation de la hauteur induit un décalage des deux rayons
réfléchis. Le faisceau émis par la diode laser a une section
elliptique ; nous l'orientons de sorte que le petit axe de l'ellipse
soit dans le plan vertical du rayon incident. Néanmoins, les deux
faisceaux réfléchis sont quasiment confondus en un seul,
légèrement plus large. Une photodiode à 4 cadrans, placée en
retrait de la cellule, récupère les rayons réfléchis. Chacun des
cadrans délivre une tension proportionelle à l'intensité lumineuse
reçue. Deux cadrans suffisent pour l'information sur la hauteur. En
notant
et
les tensions électriques délivrées par les
cadrans A et B, nous pouvons nous arranger pour que la tension
varie dans le même sens que la hauteur
dont elle constitue alors
une mesure relative. L'épaisseur du faisceau n'est pas gênante et
seul le décalage de l'ensemble importe et est mesuré. Comme on le
voit sur la figure
, le signe de cette tension
suffit à nous informer d'un manque ou d'un excès de fluide.
Un réservoir d'huile en communication avec la cellule est monté sur
une vis sans fin verticale mue par un moteur à courant continu. La
montée ou la descente du réservoir permet d'injecter ou de retirer
du fluide de la cellule. Le signal électrique
recueilli par
la photodiode est alors filtré passe-haut pour éliminer les
oscillations rapides, amplifié, et envoyé aux bornes du moteur. Le
tuyau qui relie le réservoir à la cellule est assez fin (diamètre
intérieur 5mm) et le temps de relaxation pour atteindre l'équilibre
des hauteurs est de l'ordre de quelques secondes, ce qui constitue un
filtre passe-haut mécanique, mais celui-ci n'est pas suffisant.
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Nicolas Garnier - Thèse de doctorat