Pour
Cross a expliqué
analytiquement et illustré numériquement un scénario d'apparition
et d'évolution des ondes semblable à celui que nous observons, et
déjà rapporté par Croquette et
Williams (1989a), Croquette et
Williams (1989b). Notons
tout de même une différence qualitative avec nos résultats : Cross
et Croquette observent, juste au dessus de
, toute
une plage de valeurs de
où la structure est parfaitement
symétrique. Cette plage correspond à la région d'interaction
linéaire entre les deux ondes et elle résiste tant que effets
non-linéaires n'entrent pas en jeu. Dans le cas de Cross, lorsque
est augmenté, la limite convectif/absolu est finalement
franchie.
Rappelons que le couplage non-linéaire entre les deux ondes favorise
la disparition de l'une pour la prospérité de l'autre
(cf § ). Néanmoins,
permet d'observer les deux ondes sur un intervalle
en
de largeur finie, tout comme l'ont décrit
Croquette et
Williams (1989b).
Notons enfin que la transition convectif/absolu ne fait pas intervenir
la dimension spatiale (pour peu que cette dernière soit assez
grande, comme on l'a vu) alors que le mécanisme des réflexions fait
jouer cette grandeur. Notamment, si
, le seuil de
Cross se rapproche continûment du seuil convectif traditionnel alors
que la transition convectif/absolu persiste à la distance finie
de ce seuil. Des expériences complémentaires
avec des cellules finies plus étendues devraient apporter des
informations très enrichissantes sur chacun des deux effets.