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Dans le cas
d'un domaine de longueur
sans périodicité, nous devons
spécifier des conditions aux limites
et
. Nous pouvons par
exemple prendre des conditions aux limites de type Dirichlet3.1 (proches des
faits expérimentaux) :
Nous résolvons le problème en recherchant une solution du type onde
plane, mais avec un nombre d'onde complexe. Nous autorisons ainsi
l'existence d'un taux de croissance spatial, inutile et inconvenant dans
les cas infinis et périodiques ; nous reprenons ainsi les calculs de
Tobias et al. (1998) mais avec une équation dimensionnée. Nous
trouvons que les solutions n'existent que pour certaines valeurs
discrètes
de
. La solution non
nulle qui apparaît pour la plus faible valeur
du paramètre de contrôle s'écrit :
e |
(3.4) |
où :
Le terme
est d'ordre 1 car la vitesse de groupe est
d'ordre 1. Il traduit le décalage du seuil dû au caractère
convectif de l'instabilité au seuil et à l'attente de la transition
convectif/absolu. Par contre, la différence
est d'ordre
et elle ne signale que les
effets de discrétisations, très réduits dans le cas des grandes
boîtes.
Dans les cas qui nous intéressent (anneau et rectangle), la taille du
système
est très grande3.2 devant
et l'on peut donc négliger les
effets de discrétisation. Nous confondons ainsi dans la suite
avec
ainsi que
avec
.
Aucune solution non nulle, i.e. aucune onde, n'existe tant que
n'a pas atteint la valeur
, finie, indépendante de
. En ce sens, la
solution trouvée pour cette valeur de
constitue un
mode global, comme défini par Huerre et Monkewitz (1990). Il est remarquable
que nous trouvions le seuil d'existence des ondes à la valeur
qui correspond à la transition convectif/absolu
des ondes sans invoquer l'analyse particulière (Deissler (1985) par
exemple) que requiert l'étude de cette transition.
Ce mode global qui existe pour
possède une enveloppe spatiale particulière,
produit d'un sinus par une exponentielle. Le sinus permet de répondre
aux conditions aux limites imposées alors que l'exponentielle traduit
l'advection par la vitesse de groupe. Lorsque
, le taux
de croissance spatial
s'annule et l'exponentielle
disparaît ; la distinction convectif/absolu n'existe plus. Du coup,
le décalage de fréquence
et le décalage de
nombre d'onde
i
s'annulent aussi.
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Nicolas Garnier - Thèse de doctorat